Bonjour Emmanuel, 

 

 

 

Je t’envoie quelques formules à la fois modestes et désinvoltes en marge d’Un Pouce en Incartade. 

 

 

 

 

Formules en marge d’Un Pouce en Incartade. 

 

 

 

 

« Brodant la camisole »  

 

Savoir broder la camisole de la démence. Savoir broder la camisole du sourire. Savoir broder la camisole de démence du sourire. Savoir broder la chemise de démence du sourire. Savoir broder le sac de démence du sourire.  

 

 

« Sans divulguer le cœur A mon tour d’exhumer L’exquis parfum de rage Issu de l’amadou »  

 

Extraire le sourire du cœur. Extraire le sourire du cœur de sa camisole d’amande. Extraire le sourire d’ombre du cœur. Extraire le sourire d’ombre du cœur de la camisole d’amadou de l’amande.  

 

 

« Au tamis plus souvent Qu’à dilater les ombres Le pouce en incartade »  

 

Tamiser l’ombre avec la lune. Tamiser le sourire de l’ombre avec le pouce de la lune. Tamiser le sourire d’ombre du cœur. Tamiser le sourire d’ombre du cœur avec le pouce en incartade de la lune. Tamiser le sourire du cœur avec le pouce de la poussière. Tamiser le sourire d’ombre du cœur avec le pouce en incartade de la poussière. Tamiser le sourire d’ombre du cœur avec le pouce de poussière de la lune.  

 

 

« Le pouce (…) suce la métaphysique. » 

 

Le pouce suce la pulsion de l’illusion. Le pouce suce la pulsion de l’érosion. Le pouce suce la pulsion d’illusion de l’érosion. La pulsion de poussière du pouce suce la certitude d’illusion de la métaphysique. La pulsion d’érosion du pouce suce la poussière d’illusion de la métaphysique. La pulsion d’érosion du pouce suce la respiration d’illusion de la métaphysique. La pulsion de poussière du pouce suce le chant de certitude de l’illusion. La pulsion de poussière du pouce suce le chant de démence de l’illusion.  

 

 

« Une saignée du poignet facilite la donne. » « Par le bouquet du gris » 

 

Exclamer le bouquet du gris. Exclamer le bouquet d’oxygène du gris. La respiration du sang exclame le bouquet du gris. L’orbe du sang exclame le bouquet du gris. L’orbe d’oxygène du sang exclame le bouquet de blessures du gris. L’ourlet d’oxygène du sang exclame le bouquet de blessure du gris. La roue du sang exclame le bouquet du gris. La roue d’oxygène du sang exclame le bouquet de blessures du gris. Le sourire d’oxygène du sang exclame le bouquet de blessures du gris. L’ascèse d’oxygène du sang exclame le bouquet de blessures du gris. L’extase d’oxygène du sang exclame le bouquet de blessures du gris. Le chant d’oxygène du sang exclame le bouquet de blessures du gris. 

 

 

« Parcheminer (…) l’alcool » « l’orée de son prénom » 

 

Parcheminer l’alcool à l’orée du prénom. Parcheminer la respiration de l’alcool. Parcheminer la respiration de l’alcool à l’orée du prénom. Parcheminer la respiration de l’alcool à l’orée de pain du prénom. 

 

 

« Qu’un hiver m’entonne (…) Sur ma tête enfantine » 

 

L’hiver entonne la tête. L’hiver entonne la tête enfantine du feu. Entonner l’étonnement de l’hiver. Entonner l’étonnement de l’hiver avec la tête enfantine du feu. Favoriser l’étonnement de l’hiver. Favoriser l’étonnement de l’hiver avec la tête enfantine du feu. Favoriser l’étonnement de vide de l’hiver. Favoriser l’étonnement de vide de l’hiver avec la tête d’enfance du feu. Favoriser le sourire d’étonnement de l’hiver. Favoriser le sourire d’étonnement de l’hiver avec la tête d’enfance du feu. Faciliter le sourire d’étonnement de l’hiver. Faciliter le sourire d’étonnement de l’hiver avec la tête d’enfance du feu. Favoriser le miracle d’étonnement de l’hiver. Favoriser le miracle d’étonnement de l’hiver avec la tête d’enfance du feu. 

 

 

« En mon pelage obscur Je tais celui qui glace » 

 

Taire le temps. Taire le tas du temps. Taire le tas d’instants du temps. Taire le temps à l’intérieur du vent. Taire le tas d’instants du temps à l’intérieur du vent. Taire le tas du temps à l’intérieur des révérences du vent. Taire le tas d’instants du temps à l’intérieur des révérences de sourires du vent. Taire le tas d’instants du temps à l’intérieur des sourires d’au-revoir du vent. Taire le tas d’instants du temps à l’intérieur de la roue de sourires du vent. Taire le tas d’instants du temps à l’intérieur de l’arbre de sourires du vent. Taire le tas d’instants du temps à l’intérieur de la roue d’arbres du vent. Taire le tas d’instants du temps à l’intérieur de la roue de fous-rires du vent. Taire le tas d’instants du temps à l’intérieur de l’arbre de fous-rires du vent. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour Boris,

 

(…). Et merci également pour l’envoi de tes marges, pas si « modestes » que cela — ce sont plutôt mes vers qui m’apparaissent modestes à côté.

 

Suite à notre discussion, je suis en train de faire de nouveaux essais de caractères pour l’intérieur de « Fenêtre ». Je pense t’envoyer tous les essais (couverture et intérieur) en fin de semaine ou au début de la semaine prochaine.

 

Bien à toi,

 

Emmanuel