Animaux

 

 

 

 

 

 

 

Sur le parvis des églises, le pigeon ne pige que dalle.

 

 

 

Sur le parvis des églises, le pigeon, polichinelle éberlué, ne pige que dalle.

 

 

 

Sur le parvis des églises, le pigeon, polichinelle éberlué, hoche la poche de ses méninges et ne pige que dalle.

 

 

 

Sur le parvis des églises, le pigeon hoche la lampe de poche de ses méninges et ne pige que dalle.

 

 

 

Sur le parvis des églises, le pigeon hoche l’ampoule de poche de ses méninges et ne pige que dalle.

 

 

 

Sur le parvis des églises, le pigeon, polichinelle éberlué, hoche l’ampoule de poche de ses méninges et ne pige que dalle.

 

 

 

 

 

La taupe met des pantoufles au pré.

 

 

 

La taupe compose les éruptions de pantoufles du pré.

 

 

 

La taupe ponctue le pré avec des pantoufles de terre.

 

 

 

 

 

Le chat marche sur le fil de son ombre.

 

 

 

Le chat caresse son ombre avec sa démarche.

 

 

 

Le chat marche sur la terre comme sur un fil au-dessus du vide.

 

 

 

Le chat marche sur le vide comme sur un fil au-dessus de la terre.

 

 

 

 

 

Le loup marche à pas d’ombre.

 

 

 

Le loup court sur des clous de coton.

 

 

 

Le loup longe le silence de sa silhouette d’aluminium.

 

 

 

 

 

 

Le tigre incarne le noli tangere du feu.

 

 

 

 

 

La girafe flâne sur ses béquilles de jonquilles, vigilante raffinée.

 

 

 

 

 

La langouste lustre le lumbago du tact.

 

 

 

La langouste attise le lumbago de l’ébullition.

 

 

 

La langouste danse le tango avec une salive d’étincelles.

 

 

 

 

 

L’écrevisse hésite entre la cuirasse et l’écrin. 

 

 

 

La pieuvre vivisectionne un orchestre de pantalons visionnaires.

 

 

 

 

 

La coccinelle inocule la goutte de sang du dé.

 

 

 

La coccinelle inocule la coïncidence de la goutte de sang et du dé.

 

 

 

La coccinelle colle la coïncidence de la princesse et du petit pois.

 

 

 

 

 

Le papillon espionne palliatif olé-olé.  

 

 

 

Le papillon spolie le puzzle de l’atmosphère.

 

 

 

Le papillon épingle des escarpins de paupières.

 

 

 

Le papillon joue à pile ou face avec le billet doux.

 

 

 

 

 

L’hippocampe campe sur son hypothèse.

 

 

 

L’hippocampe campe sur l’hypothèse de l’hypnagogie.

 

 

 

L’hippocampe appose l’hydre à une tête du point-virgule.

 

 

 

L’hippocampe humecte l’opuscule du huit.

 

 

 

L’hippocampe schizophrénise l’apanage du huit.

 

 

 

L’hippocampe est l’appeau des poissons.

 

 

 

L’hippocampe ponctue l’hypothèse du solipsisme.

 

 

 

L’hippocampe ausculte l’horoscope des larmes.

 

 

 

L’hippocampe pichenette le curseur pimpant de l’hallucination.

 

 

 

L’hippocampe virgule la harpe saxophone de l’hallucination.

 

 

 

L’hippocampe appose l’acupuncture de l’apnée hapax.

 

 

 

L’hippocampe appose humecte le chromosome harpiste saxophoniste de la syncope.

 

 

 

 

 

 

 

L’otarie s’amuse avec son museau. L’otarie s’amuse avec le fuseau de son museau.

 

 

 

L’otarie joue avec ses muscles. L’otarie joue à la loterie avec ses muscles. L’otarie joue avec les missiles de ses muscles. L’otarie joue à la loterie avec les missiles de ses muscles. L’otarie joue avec la musette de ses muscles, avec la musette de missiles de ses muscles. L’otarie joue avec l’outre de ses muscles. L’otarie joue avec la musette mazoutée de ses muscles, avec l’outre mazoutée de ses muscles. L’otarie joue avec la musette de missiles mazoutés de ses muscles. L’otarie s’amuse avec la musette de missiles mazoutés de ses muscles. L’otarie joue à la loterie avec la musette de missiles mazoutés de ses muscles.